Granola et Claude : mon deuxième cerveau pour piloter plusieurs entreprises
Lundi matin. Dix heures. J'ai trois rendez-vous dans la journée : une consultation naturo, un point avec l'équipe d'une de mes marques, et un appel avec une école où j'interviens comme formateur.
Avant, je sortais de chaque rendez-vous avec des notes griffonnées, un Post-it collé à l'écran et une sensation vague d'avoir oublié quelque chose. Le soir, je relisais trois supports différents, je recomposais, je réécrivais. Un quart de mon énergie partait dans la mémoire courte.
Aujourd'hui j'ouvre Granola, je laisse tourner, je parle normalement. Le compte rendu est prêt quand je raccroche. Claude en extrait ce qui compte, classe par projet, et me sert le tout comme une mémoire propre. Je ne perds plus rien, et surtout, je rentre chez moi le soir en ayant déjà fermé mes dossiers.
Le problème
Je porte plusieurs activités en parallèle. Cabinet de consultation, marque que je cofonde, interventions en école de naturopathie, création de contenu. Ce sont quatre univers, quatre agendas, quatre groupes de personnes qui attendent une réponse.
Le piège que je ne voyais pas au début : chaque activité pèse peu si on la regarde seule, mais l'addition génère une charge mentale énorme. Non pas à cause du travail lui-même. À cause du changement de contexte. Passer d'une consultation à une réunion produit en cinq minutes, c'est brutal pour la tête.
Je prenais des notes, bien sûr. Mais je les prenais mal. Trop de détail par moments, trop peu à d'autres. Et surtout, je les relisais rarement. Elles restaient coincées dans des carnets, des onglets, des messages Slack que je n'ouvrais plus.
Ce que j'ai mis en place
Deux outils, un pipeline simple.
Granola pour capturer. Je lance Granola avant chaque rendez-vous en visio ou en présentiel. L'outil écoute, transcrit et structure déjà une première trame. Je sors de la réunion avec un document lisible, sans avoir jamais quitté la conversation des yeux.
Claude pour trier. Derrière, Claude lit les transcriptions. Je lui ai décrit mes projets une fois pour toutes, avec les personnes qui gravitent autour de chacun. Quand je lui passe un compte rendu, il sait à quel dossier il appartient, quelles actions concrètes en sortent, et ce qui mérite de remonter dans mon agenda.
Concrètement, chaque compte rendu est découpé en trois morceaux. Les décisions prises. Les actions à faire, avec une personne responsable et une échéance. Les informations qui peuvent servir plus tard, classées par projet.
Un rituel du vendredi. Tous les vendredis, Claude me renvoie une synthèse de la semaine. Ce que j'ai engagé, ce que j'ai livré, ce qui traîne. C'est le moment où je clôture ou je reporte, pas avant. Je ne laisse plus rien dormir dans la colonne "en cours" depuis trois semaines.
Le résultat
Je gagne environ trente minutes par rendez-vous. Sur dix à quinze rendez-vous par semaine, ça fait entre cinq et sept heures récupérées. Ce n'est pas rien.
Plus important, je ne me réveille plus à trois heures du matin en repensant à une promesse oubliée. Mes équipes ont remarqué. Une collaboratrice m'a dit la semaine dernière : "tu reviens toujours avec les bonnes questions, tu ne demandes jamais deux fois la même chose". C'est exactement l'effet que je cherchais.
Et il y a un bénéfice que je n'avais pas anticipé. Comme chaque conversation est tracée et relue, mes décisions deviennent plus cohérentes dans le temps. Je m'entends moins dire "je ne me souviens plus ce qu'on avait conclu". C'est une petite phrase, mais en entreprise, elle coûte cher en confiance.
Comment vous pouvez répliquer ça
Vous n'avez pas besoin de quatre activités pour que ce système vous serve. Il suffit d'avoir des rendez-vous réguliers, des projets qui se croisent, et la sensation désagréable de ne jamais vraiment fermer une journée.
Commencez simple. Installez Granola, essayez-le une semaine sur vos réunions les plus denses. Vous verrez si la transcription vous convient avant d'aller plus loin.
Ensuite, prenez une heure avec Claude. Décrivez-lui vos projets, vos interlocuteurs, vos priorités. Ne faites pas long, faites précis. Ce que l'IA comprend vite, c'est le cadre. Si vous lui donnez un cadre clair, elle classe vos notes toute seule.
Enfin, bloquez un créneau fixe par semaine pour la relecture. Sans ce rendez-vous avec vous-même, le système finit par se remplir sans jamais se vider. Chez moi c'est le vendredi en fin d'après-midi. Chez vous, ce sera peut-être le lundi matin. Peu importe le créneau, ce qui compte c'est qu'il existe.
Un point d'attention. L'outil ne remplace pas votre jugement. Claude trie, mais c'est vous qui décidez ce qui mérite une action et ce qui ne mérite pas mieux qu'un oubli propre. La charge mentale ne disparaît pas parce qu'on automatise. Elle diminue parce qu'on arrête de tout porter soi-même.
Si vous avez envie de construire votre propre système, je peux vous accompagner pour le mettre en place en une session.
Pour aller plus loin
- Second cerveau : par où commencer ? pour poser les fondations avant d'ajouter Granola.
- Recycler un podcast en newsletter, article et posts pour transformer vos rendez-vous vocaux en contenu écrit.
- Questionnaires de pré-consultation pour récolter la matière de vos rendez-vous sans la recomposer à la main.
— François
