Guide gratuit
Installer Claude pour votre pratique.
En 20 minutes, Claude connaît votre cabinet. En trois niveaux, il devient le collègue qui prépare vos journées.
Pas de code, pas de jargon : des fichiers texte à copier, remplir avec vos mots, et donner à votre IA. Cochez les étapes, votre progression reste dans votre navigateur.
Niveau 1
20 minutesExpress
Un seul fichier et Claude connaît déjà votre cabinet : votre activité, votre ton, vos limites.
Créez votre compte sur claude.ai, puis installez l'application de bureau (menu Télécharger). Le navigateur suffirait aujourd'hui, mais la version bureau prépare le niveau 3, où Claude travaillera directement dans vos fichiers.
Le plan gratuit couvre les niveaux 1 et 2. Le niveau 3 demande un abonnement : vous déciderez à ce moment-là, sur pièces.
C'est le geste qui sépare une IA générique d'une IA qui vous connaît. Créez un fichier texte nommé mon-cabinet (dans Notes, Word ou n'importe quel éditeur : le contenu compte, pas le format), collez le modèle ci-dessous et remplissez chaque section avec vos mots. Ne soignez pas le style : la précision compte, pas l'élégance.
Une section vous bloque ? Collez le modèle dans Claude et remplissez-le en discutant : il vous posera les questions une par une, puis vous rendra le fichier complété.
Règle importante : aucune donnée de patient dans ce fichier. Votre activité, vos offres, votre ton. Jamais un nom, jamais un cas.
# Mon cabinet ## Qui je suis [Votre prénom, votre métier, depuis quand, votre formation.] [Exemple : Claire, naturopathe depuis 2019, formée au CENA.] ## Mon activité [Vos consultations : format, durée, tarif, en cabinet ou à distance.] [Votre patientèle type : qui vient vous voir, pour quoi.] ## Mes offres [Listez vos offres avec leur prix : première consultation, suivi, programmes, ateliers.] ## Mon ton [Comment vous écrivez : tutoiement ou vouvoiement, chaleureux ou sobre, vos expressions. Collez 2 ou 3 phrases de vous, prises dans un vrai email ou un vrai post.] ## Mes limites - Je ne pose jamais de diagnostic médical. - Je ne remplace pas un médecin et je le rappelle quand il faut. - [Vos autres règles : ce que vous ne faites pas, ce que vous ne promettez jamais.] ## Règle pour l'IA Tu m'aides à préparer, rédiger et organiser. Tu écris dans mon ton. Tu ne mentionnes jamais de données de patients : si je t'en donne par erreur, signale-le-moi.
Dans Claude, créez un Projet nommé Mon cabinet, et collez le contenu de votre fichier dans les instructions du projet. Tout ce que vous écrirez dans ce projet partira de ce contexte.
Testez immédiatement avec le prompt ci-dessous. Si la réponse ne sonne pas comme vous, complétez la section Mon ton : c'est elle qui fait le travail.
Rédige une réponse à ce message reçu par email : "Bonjour, je découvre votre site. Est-ce que vous pensez pouvoir m'aider pour mes problèmes de sommeil ? Comment se passe une première séance ?" Réponds dans mon ton, en restant dans mes limites, et termine par une proposition concrète de prochain pas.
Niveau 2
1 h 30Complet
Quatre fichiers spécialisés au lieu d'un : les fondations d'un second cerveau qui prépare vos journées.
Votre mon-cabinet.md va éclater en quatre fichiers spécialisés. Pourquoi : plus un contexte est ciblé, meilleures sont les réponses, et vous pourrez donner à Claude seulement ce dont chaque tâche a besoin.
Créez un dossier Cabinet-IA avec la structure ci-dessous. Et vous n'avez pas à faire le tri à la main : donnez votre fichier à Claude, demandez-lui de préparer les quatre fichiers, puis relisez et ajustez. C'est lui l'assistant.
Cabinet-IA/
cabinet.md <- qui je suis, mon activité, mes offres, mes limites
voix.md <- mon ton + 5 vrais extraits de mes emails et posts
protocoles.md <- ma trame d'anamnèse, mes approches, mes fiches types
admin.md <- mes process : relances, factures, prise de RDV,
mes modèles d'emails récurrentsLe fichier le plus rentable des quatre. Rassemblez cinq vrais extraits de vous : deux emails à des patients (anonymisés : ni nom, ni date précise, ni détail qui permettrait de reconnaître la personne), deux posts ou newsletters, une présentation de votre approche. Collez-les tels quels dans voix.md.
Ajoutez ensuite trois lignes : ce que vous ne dites jamais, les mots que vous bannissez, la longueur type de vos messages. Claude imitera ce qu'il voit, pas ce que vous déclarez.
Votre savoir-faire, dans un format que l'IA peut servir : votre trame de première consultation, vos axes de travail récurrents, la structure de vos fiches conseil.
Restez au niveau de la méthode, jamais du cas : votre façon de mener une anamnèse, pas une anamnèse remplie.
Créez trois Projets dans Claude et téléversez dans les connaissances de chacun les fichiers dont il a besoin : Consultations (cabinet + voix + protocoles), Contenu (cabinet + voix), Administratif (cabinet + voix + admin).
C'est la fin du contexte à rallonge : chaque conversation démarre équipée, sans que vous répétiez quoi que ce soit.
Dans chaque projet, une tâche réelle de votre semaine : une synthèse de consultation à partir de notes anonymisées, comme vos extraits de voix.md, une réponse à un email type, une fiche conseil sur un sujet que vous maîtrisez.
Jugez chaque réponse : le fond est-il juste, le ton est-il le vôtre, la structure est-elle utilisable telle quelle ? Corrigez le fichier concerné, pas le prompt. Le fichier sert cent fois, le prompt une fois.
Niveau 3
2 à 3 heuresAvancé
Claude connecté à vos outils et des routines qui tournent sans vous. Le niveau où le temps revient vraiment.
Dans les réglages de Claude, activez les connecteurs vers votre boîte mail et votre agenda. C'est ici que l'abonnement payant devient nécessaire : si les niveaux 1 et 2 vous ont déjà rendu des heures, le calcul est vite fait.
Claude passe alors de répondre à vos questions à préparer votre journée : lire les demandes entrantes, proposer des brouillons, voir vos créneaux. Commencez par la lecture seule. Vous garderez toujours le geste final : un brouillon se relit, un envoi se décide.
Choisissez la tâche la plus répétitive de votre semaine : le tri du matin, les brouillons de réponse aux demandes types, la relance des devis restés sans réponse.
Avec Claude Cowork, transformez-la en tâche planifiée qui tourne à heure fixe, ordinateur allumé, et vous présente son travail : vous validez, vous ajustez, vous envoyez. La règle reste la même : l'IA prépare, vous décidez.
Au niveau où vous êtes, l'à-peu-près devient un risque. Premier geste, avant même le fichier : dans les réglages de Claude, rubrique Confidentialité, désactivez l'utilisation de vos conversations pour l'entraînement des modèles. Deux clics, à faire une fois.
Ensuite, écrivez votre cadre noir sur blanc dans un cinquième fichier, cadre-donnees.md, et collez-le dans chaque projet. Ce cadre est aussi un argument : vos patients vous confient leur santé, montrer que votre usage de l'IA est carré fait partie du soin.
# Mon cadre : données patients et IA ## Mes règles - Jamais de nom, de prénom, ni de détail identifiant dans une IA. - Mes notes passent par une anonymisation avant tout usage : initiales remplacées, dates approximées, contexte retiré. - Les documents envoyés à un patient sont relus par moi, systématiquement, avant envoi. - Mes fichiers de contexte ne contiennent aucun cas réel. ## Ce que je vérifie avant d'adopter un outil - Où sont hébergées les données, et sous quel droit. - Si mes contenus servent à entraîner les modèles (refus par défaut). - Ce qu'il advient de mes données si je ferme le compte. ## Rappel pour l'IA Si un message que je t'envoie contient une donnée identifiante, signale-le-moi avant de traiter la demande.
Reprenez trois tâches d'avant ce guide : le temps qu'elles prenaient, le temps qu'elles prennent maintenant. Multipliez par votre semaine type.
Ce chiffre décide de la suite : réinvestir dans plus de consultations, dans du contenu, ou dans du temps pour vous. La décision vous revient, elle n'appartient plus à votre boîte mail.
Et maintenant
Savoir où vous en êtes, en 3 minutes.
Le test RucheLab situe votre pratique sur 5 dimensions et vous donne vos trois prochains pas. Et si vous préférez qu'on l'installe avec vous, on en parle de vive voix.