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Préparer mes cours pour l'école de naturopathie avec Claude : structure, exemples, exercices
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François Benavente21 avril 2026·5 min

Préparer mes cours pour l'école de naturopathie avec Claude : structure, exemples, exercices

J'interviens comme formateur dans une école de naturopathie. Préparer un cours de trois heures demandait avant une bonne journée de travail. Trouver l'angle, structurer le plan, rassembler les exemples, bâtir des exercices qui font réfléchir. Je finissais fatigué avant d'avoir enseigné quoi que ce soit.

Aujourd'hui, Claude fait le travail lourd de structuration avec moi. Il ne donne jamais le cours. Il prépare le terrain. Je garde toute mon énergie pour la pédagogie live, là où un professeur vaut vraiment son prix.

Le problème

Enseigner à de futurs naturopathes demande une rigueur qu'on n'improvise pas. Les étudiants viennent chercher de la clarté, du vécu, des protocoles applicables. Ils ont aussi souvent lu des choses contradictoires qu'il faut recadrer sans les humilier.

Le temps de préparation est la première tension. Un cours de trois heures s'appuie sur deux jours de travail de fond quand on le fait sérieusement. Sur un semestre où j'enseigne plusieurs cours, l'équation devient impossible si l'on ajoute le cabinet, la marque, les conférences.

La deuxième tension, c'est la cohérence. Sur un module de plusieurs semaines, il faut que les cours s'enchaînent. Que ce qu'on dit en semaine trois s'appuie sur semaine deux. Que les exemples circulent, se répondent, se consolident. Sans outil d'orchestration, on reconstruit en partie à chaque fois.

Ce que j'ai mis en place

Un pipeline de préparation en trois couches.

Le plan structuré. Je donne à Claude le sujet du cours, le public, la durée, et les points de passage obligés selon le programme de l'école. Il me propose un plan en deux ou trois variantes. Je choisis, je retouche, je valide. Ce plan n'est pas figé : c'est un point de départ. Mais partir d'un plan propre fait gagner une heure par cours.

Les exemples et les cas. Je lui demande ensuite des exemples qui illustrent les notions du plan. Des cas anonymisés inspirés de mes cours précédents, pas inventés. Des parallèles entre différents systèmes du corps. Des mises en situation dont les élèves peuvent débattre. La consigne est stricte : il ne doit jamais fabriquer une étude ou une statistique. S'il n'a pas la source, il passe.

Les exercices. Troisième passe, les exercices. Je demande des mises en situation réalistes et gradées. Un cas simple pour introduire, un cas intermédiaire pour consolider, un cas ouvert pour provoquer la discussion. Chaque exercice est conçu pour tenir en dix à vingt minutes dans une salle.

Un filtre de cohérence sur la série. À la fin du semestre, je fais une passe globale. Claude relit l'ensemble des plans, repère les redondances, les trous, les contradictions involontaires. Je corrige. La série gagne en propreté.

Le résultat

Le temps de préparation par cours est passé d'environ quatorze heures à environ quatre heures. Sur un semestre complet, ça me rend plusieurs semaines. Je les remets dans mes consultations, dans mes articles, dans mon repos.

La qualité perçue a augmenté, pas baissé. Les élèves me disent que mes cours sont plus clairs et mieux rythmés qu'avant. Je pense que c'est parce que j'arrive en salle plus reposé, plus concentré, plus disponible à leurs questions. Le cours n'est pas meilleur parce que Claude l'a préparé. Il est meilleur parce que je ne suis pas épuisé en arrivant.

Et il y a un effet sur moi. Comme je ne passe plus mes soirées à structurer, je lis davantage. Les auteurs que je voulais reprendre, les articles scientifiques récents, les notes d'anciens cours. Ce que je gagne en structuration, je l'investis en fond. La matière se régénère.

Comment vous pouvez répliquer ça

Ce cas s'applique à tout formateur, professeur, intervenant régulier. L'équation de temps est universelle : préparer prend plus que donner, et on finit par rogner sur ce qui compte.

Commencez par poser ce qu'est pour vous un bon cours. Écrivez-le en une page. Quelles qualités vous visez, quelles erreurs vous refusez, quel rythme vous imposez. Sans cette boussole, l'IA vous donnera un plan générique qui ne vous ressemblera pas.

Travaillez par couches. Plan, exemples, exercices. Si vous demandez tout d'un coup, vous obtenez un document cohérent mais peu profond. Si vous enchaînez par étapes, chaque couche peut être ajustée indépendamment et la qualité monte.

Imposez la règle des sources. Votre public vous fait confiance sur vos références. Si Claude cite un auteur, vérifiez que l'auteur a bien dit ça. Si vous n'avez pas la source sous la main, remplacez la citation par votre propre formulation. Une citation inventée dans un cours est une faute professionnelle, point final.

Gardez-vous du temps pour l'humain. Un cours prépare la rencontre avec des étudiants. L'IA ne la remplace jamais. Elle vous rend disponible. Utilisez cette disponibilité.

Si vous voulez qu'on construise ensemble votre propre pipeline de préparation de cours, je peux vous accompagner.

Pour aller plus loin

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— François

Écrit par François Benavente

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