De zéro à autonome avec Claude Code en cinq heures grâce à Mathieu
Je n'avais jamais ouvert un terminal avant janvier. Mot "terminal" compris. Quand j'ai lu que Claude Code tournait en ligne de commande, j'ai reculé. C'était, pour moi, un monde d'ingénieurs.
Cinq heures d'atelier avec Mathieu plus tard, je construisais mes premiers scripts et je les faisais tourner sur mes propres fichiers. Pas des jouets pédagogiques. De vrais outils qui servaient dès le lendemain dans mon cabinet.
Je vous écris cet article pour dire une chose simple. Si vous pensez que vous n'y arriverez jamais, vous vous trompez. Mais la façon d'apprendre compte énormément.
Le point de départ
Je suis naturopathe. Je n'ai pas de formation en informatique. J'ai un site, des newsletters, des fichiers partout, et une vague maîtrise d'un traitement de texte. C'est tout.
J'avais lu beaucoup sur l'IA. J'avais regardé des vidéos, suivi des fils sur les réseaux, téléchargé des guides PDF que je n'ai jamais rouverts. Résultat : zéro action concrète, une accumulation de termes techniques, et une sensation d'être dépassé par un outil qui tournait pourtant à ma portée.
J'avais aussi essayé d'apprendre seul. Avec Claude en navigateur, pour commencer. J'arrivais à lui faire écrire des textes. Je n'arrivais pas à lui faire faire des choses. La différence entre les deux, c'était l'abîme que je voulais franchir.
Ce que Mathieu a fait
Cinq heures d'atelier. Par visio. Pas de slides. Pas de cours.
On est partis d'un problème à moi. Pas d'un problème théorique. Un vrai, que je portais depuis des mois. Il m'a demandé de nommer une tâche qui me bouffait tous les jours. J'ai nommé la gestion de mes fichiers de consultation. Il a dit "d'accord, on résout ça aujourd'hui". Cette phrase a tout changé.
Il m'a fait installer les outils en même temps que lui. Claude Code en particulier. Il a ouvert son écran à côté du mien. Moi je faisais les commandes, lui regardait. Il m'a laissé me tromper, il m'a laissé lire les erreurs. Il commentait à peine. Il ne prenait jamais la main. Je tapais tout moi-même.
Il a expliqué les concepts au fur et à mesure. Pas au début, pas en bloc. Au moment exact où j'avais besoin de comprendre. Un terminal, c'est une conversation avec l'ordinateur. Un fichier de configuration, c'est une liste de réglages. Un script, c'est une suite d'actions qu'on peut relancer. Chaque concept arrivait parce qu'il était nécessaire, pas parce que le programme le prévoyait.
Il m'a poussé à casser des choses. Volontairement. "Essaie de supprimer ce fichier, vois ce qu'il se passe." Puis de le restaurer. Cette permission m'a débloqué. Avant, j'avais peur de l'ordinateur. Après cette séance, l'ordinateur est devenu un terrain de jeu.
Il m'a envoyé travailler seul. Au bout de trois heures, il m'a dit "maintenant tu fais la suite, je regarde en silence". J'ai buté, j'ai cherché, j'ai relancé Claude, j'ai avancé. Cette phase d'autonomie guidée a été, de loin, la plus formatrice.
À la fin des cinq heures, j'avais un outil qui tournait. Je savais le modifier. Je savais le relancer. Et surtout, je savais que je pouvais en construire d'autres.
Ce qui a changé dans ma tête
La peur de l'outil. Elle s'est dissoute. Je n'ai plus la sensation que la technique est un monde fermé à côté du mien. Je sais que je peux y entrer, y bricoler, en sortir.
Le rapport à l'IA. J'avais tendance à la voir comme un oracle. Je pose une question, elle donne une réponse, je copie-colle. Après Mathieu, je la vois comme un outil. Je lui confie des tâches. Je la contrôle. Je lis ce qu'elle produit, je corrige si besoin. Le renversement est radical.
Le rapport à mon temps. Avant, je voulais être partout. Cabinet, marque, école, contenu, famille. Je m'épuisais. Maintenant je demande d'abord "est-ce qu'une machine peut faire une partie de ça ?". La réponse est souvent oui, au moins en partie. Je récupère des morceaux d'heures, chaque semaine, que je réinjecte là où ça compte.
Ce que j'en dis aujourd'hui
Je suis autonome. Je construis mes propres outils. J'en ai déjà plus d'une dizaine qui tournent chez moi, de la gestion d'affiliation à la préparation de mes cours. Je continue d'apprendre, mais je ne demande plus qu'on me prenne la main. Je demande des relectures, des angles, des retours. La différence est énorme.
Je ne vends pas une formation Claude Code. Ce n'est pas mon métier. Je vends des consultations de naturopathie, je forme des praticiens, je développe une marque. Mais je peux dire ce qui a marché pour moi et je peux dire qui m'a aidé.
Cinq heures bien investies valent mille heures de tutoriels vidéo. La différence, c'est d'avoir quelqu'un qui vous regarde faire, qui vous laisse vous tromper, et qui vous rend autonome. Pas quelqu'un qui vous montre.
Si vous êtes dans le brouillard, comme j'y étais, prenez ces cinq heures avec quelqu'un qui sait. Vous en ressortirez autre. Ce n'est pas une promesse commerciale. C'est mon vécu.
Pour aller plus loin
- Claude, Claude Code, Cowork : quelles différences ? pour situer les outils de la famille Claude.
- Claude Opus 4.7 : ce que ça change le modèle derrière la magie quotidienne.
- Granola et Claude : mon deuxième cerveau le premier usage concret à installer avant le code.
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— François
